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TVT

Définition

La mise en place de bandelette sous-uréthrale (BSU) est devenue la norme depuis une quinzaine d'années et permet un traitement rapide, efficace et peu agressif de l'incontinence urinaire d'effort.

 

La TVT (Tension free Vaginal Tape) est la première méthode (décrite en 1994) et celle qui a le plus de recul. Les autres techniques sont des évolutions du principe de la TVT, mais l'ont massivement supplanté. Elle garde une place lorsque les autres techniques ne sont pas efficaces.

 

 

L'intervention consiste en la pose d'une petite bandelette de matériau inerte, sous le canal de l'urèthre, par une petite incision dans le vagin. Les extrémités de la bandelette sont ensuite passée en avant, à l'aide d'aiguilles, qui sont sorties au dessus du pubis.

 

 

Sa complication principale est la perforation vésicale (5%) lors de la pose de la prothèse. Elle peut nécessiter une mise au repos de la vessie par sondage urinaire et une réintervention à distance.

 

Il est important de comprendre que cette intervention ne résoud pas tous les problèmes d'incontinence et que son indication est limitée aux femmes présentant une incontinence urinaire d'effort, chez qui la rééducation n'a pas été efficace.

 

L'hospitalisation est de courte durée. Un sondage est souvent réalisé pour les premières 24 heures.

 

Il est classique d'avoir une modification de la sensation de miction, notamment avec une diminution du jet urinaire. Des impériosités, souvent transitoires, sont possibles.

 

Le risque principal de cette intervention est l'excès d'efficacité, pouvant entraîner, dans certains cas, une rétention. Celle-ci est généralement transitoire, mais parfois prolongée. Dans ce cas, la bandelette sera sectionnée sans être retirée.

 

En cas d'échec (environ 10%), une nouvelle bandelette peut être proposée, avec un mode de pose légèrement différent.

 

Exceptionnellement, la prothèse peut entrainer des complications vésicales ou des douleurs retropubiennes tardives. Elle sera alors retirée complètement.

 

Enfin, il est important de ne pas se baigner (baignoire, mer, piscine) ou d'avoir des rapports sexuels tant que la cicatrisation n'est pas complète. Les douches sont autorisées.

 

Révisé 05/15