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Qu’est-ce que la chirurgie ambulatoire ?

 

Cela signifie une chirurgie avec un séjour sans nuitée : vous entrez, êtes opéré(e) et sortez le même jour.

 

Celle-ci a été rendue faisable grâce aux progrès

-       de la chirurgie qui nécessite des cicatrices plus petites,

-       de l’anesthésie qui est de plus en plus circonscrite à la zone à opérer,

-       de la médecine péri-opératoire et la réadaptation rapide,

-       des moyens de surveillance.

-       des moyens de recours.

 

Quelles sont les interventions réalisables par un urologue, en ambulatoire ?

 

Il existe des interventions types, comme la chirurgie des bourses ou du prépuce ou la cure de hernie.

 

De plus en plus d’interventions en urologie sont réalisées en ambulatoire : des chirurgies endoscopiques (urétéroscopies, drainage rénal, …), la chirurgie de l’incontinence par bandelette. Des chirurgies plus lourdes peuvent être réalisées, dans des contextes particuliers.

 

Sortir plus tôt expose-t-il à un risque de complication plus important ?

 

Non.

 

Cela a été évalué depuis plus de 20 ans, de nombreux pays pratiquant la chirurgie ambulatoire dans 80% des situations contre 40% en France.

 

Ces interventions ont généralement peu de risques de complications et leurs suites sont prévisibles. En cas de complications, celles-ci sont contrôlables dans un délai acceptable.

 

La plupart de ces interventions était généralement réalisée durant des séjours très courts, d’une nuit post-opératoire.

 

L’intervention est-elle différente de celle en hospitalisation conventionnelle ?

 

Non.

 

Le choix du traitement est adapté à votre pathologie. Le mode d’hospitalisation, lui, dépend de l’intervention et de votre état de santé.

 

C’est grâce aux progrès de la chirurgie que l’hospitalisation ambulatoire est devenue possible : les interventions nécessitent des incisions de plus en plus petites voire des chirurgies sans incision (par les voies naturelles ou à travers la peau).

 

L’anesthésie est-elle différentes de celle en hospitalisation classique ?

 

Non.

 

L’anesthésie a fait des progrès majeurs depuis 30 ans : elle est de plus en plus limitée et précise, permettant de réduire les doses et donc les effets indésirables ou leur durée.

 

La douleur est mieux prise en charge et prévenue : les doses sont aussi moins importantes, ce qui réduit les nausées et les vomissement post-opératoires.

 

Les patients en chirurgie conventionnelle bénéficient des mêmes progrès.

 

Existe-t-il un réel bénéfice de la chirurgie ambulatoire ?

 

Oui.

 

La réduction des séjours permet de retrouver ses repères plus rapidement, et donc améliore la tolérance à la chirurgie, notamment chez les personnes âgées.

 

La diminution du séjour réduit l’exposition aux bactéries hospitalières : le risque d’infection nosocomiale est divisé par 7 dans certaines études.

 

Le fait de rentrer plus rapidement chez soi permet une convalescence plus courte et une reprise plus rapide de la vie normale. Les risques de phlébite post-opératoire sont diminués.

 

Qui peut en bénéficier ?

 

Du nourrisson à la personne âgée.

 

Le grand âge n’est pas un obstacle ; à l’inverse, retrouver ses repères rapidement réduit la confusion post-opératoire, qui elle, entraîne des hospitalisations parfois très longues avec des complications.

 

Il existe des critères précis :

- ne pas être seul au moins la première nuit.

- pouvoir revenir en 30 minutes dans l’établissement (environ 30 km maximum)

- bien comprendre et respecter les consignes avant et après l’intervention. Il faut pouvoir téléphoner en cas de doute.

- Ne pas présenter certaines pathologies contre-indiquant formellement cette hospitalisation

- d’autres critères plus subjectifs sont applicables.

 

Malgré tout, est-il possible de rester en hospitalisation conventionnelle ?

 

Oui. Dans moins de 5% des cas.

 

En cas d’événement indésirable per ou post-opératoire précoce : complication chirurgicale, réveil difficile, vomissement importants, confusion, information non donnée aux médecins en amont, ou non respect des consignes préalables (comme l’absence d’accompagnant par exemple).

Il faut toujours prévoir des affaires de rechange et d’hygiène.

 

 

Existe-t-il une prise en charge particulière en cas d’urgence la première nuit ?

 

Oui et non.

 

La chirurgie ambulatoire est un mode d’hospitalisation raccourci qui nécessite une organisation renforcée à la recherche de l’efficacité, sans risque. Des services adaptés ont vu le jour dans l’hospitalisation privée d’abord, puis publique.

Aujourd’hui des services de chirurgie ambulatoire existent partout, avec du personnel qualifié et spécialisé.

 

Le patient est appelé le lendemain afin de donner de ses nouvelles.

 

Dans tous les établissements pratiquant la chirurgie, un service de garde est disponible 24h/24, quelle que soit la chirurgie. Le chirurgien reste joignable par l’établissement 7 jours sur 7, 24h/24. Tous les patients sont donc pris en charge à l’identique.

 

Qu’en pensent les patients ?

 

Dans l’écrasante majorité des cas, les patients sont satisfaits du mode d’hospitalisation. Ils referaient à postériori l’intervention dans les mêmes conditions.

 

Est-ce obligatoire ?

 

Non.

 

Le choix revient au patient à la fin. La chirurgie ambulatoire est proposée lors de la consultation avec le chirurgien. En cas de doute, l’anesthésiste et le médecin généraliste peuvent vous orienter.

 

Si cela n’est pas proposé d’emblée, n’hésitez pas à demander. Dans cette situation, votre chirurgien aura probablement décelé une contre-indication à ce type d’hospitalisation.

 

Pourquoi ce mode d’hospitalisation n’a-t-il pris son essor que récemment en France ?

 

Pour deux raisons :

 

En France, le chirurgien libéral est responsable devant la loi de l’ensemble du processus. Le confort de l’hospitalisation post-opératoire et de la visite du lendemain ont retardé cette prise en charge. Il aura fallu attendre la preuve qu’il n’y avait pas de risque supplémentaire.

 

Contrairement aux apparences, la préparation à la chirurgie ambulatoire nécessite un peu plus de temps qu’une hospitalisation conventionnelle afin que le patient comprenne parfaitement la marche à suivre et puisse s’investir. Cette organisation est longue à se mettre en place car fait intervenir différents acteurs.

 

Est-ce un mode de prise en charge « low-cost » ?

 

Non.

 

L’organisation de la chirurgie ambulatoire demande du temps supplémentaire, un personnel dédié à la gestion en flux tendu des entrées-sorties. Les blocs opératoires sont aussi réorganisés, ce qui inclus l’emploi du temps des praticiens qui y travaillent.

 

En revanche, cela permet de réduire le nombre de lits d’hospitalisation. Les personnels hospitaliers bénéficient des week-ends comme tout le monde (au lieu de un sur deux). Le but est la réduction des déficits des hôpitaux. Une économie de 5 milliards d’euros par an a été estimée par la Cour des Comptes, à condition que l’argent n’aille pas ailleurs...

 

Pour les établissements hospitaliers privés ou publics, cela permet d’investir dans les techniques novatrices qui favorisent le développement de l’ambulatoire.

 

Les économies pour l’Assurance Maladie n’ont pu être correctement évaluées à ce jour, mais seront probablement plus modérées (une centaine de millions d’euros par an).  La chirurgie n’est qu’un poste de dépense très limité, mais très médiatisé.