Clinique Saint-Jean
Toulon
04 94 36 77 11
Clinique Sainte-Marguerite
Hyères
04 94 12 87 97
Prendre rendez-vous en ligne

 

Afin de désobstruer l’urèthre et permettre aux hommes de mieux uriner, on propose une intervention consistant à enlever l’adénome, et ce, depuis plusieurs siècles.

 

Elle consiste à énucléer (retirer en un morceau) ou réséquer (enlever par petits morceaux) l’adénome par voie haute (laparotomie), ou par endoscopie (avec un appareil qui passe par l’urèthre et sans ouverture de la peau). Dans ce cas, on utilise le courant électrique pour couper et coaguler.

 

Plus récemment, on a introduit le laser qui permet de vaporiser, couper et coaguler de façon plus fine et plus efficace. Le but initial était d’opérer des patients sous anticoagulants, là où la chirurgie “électrique” était plus hémorragique.

 

De plus en plus de centres utilisent cette technique. Les indications s’étendent aussi aux patients sans traitement anticoagulant, car les durées d’hospitalisation ont été réduites significativement.

 

Il existe 3 types de lasers utilisés en urologie qui permettent, en fonction de leur longueur d’onde spécifique, de détruire les calculs, vaporiser ou couper et coaguler les tissus. Pour la prostate, on utilise :

 

- Holmium,

- Thulium

- Greenlight (KTP, HPS et XPS).

 

D’autres formes existent mais sont limitées à quelques expérimentations pour l’instant.

 

 

Principe du laser

 

La lumière, comme l’électricité, correspond à de l’énergie. Le laser est une concentration importante de lumière dans un tout petit faisceau, ce qui augmente nettement l’énergie délivrée. 

 

Lorsque cette énergie change de milieu (contact avec les cellules par exemple), elle va être soit réflechie, soit transmise, soit diffusée localement. Il en est de même lorsqu’on éclaire un étang avec une lampe torche.

 

effet laser prostate

C’est l’absorption du rayon transmis qui détermine l’effet chirurgical. Elle est liée à la longueur d’onde. 

 

profondeur penetration laser 

 

 

Selon la température obtenue, l’effet change :

 

42-65°C     Dénaturation des protéines

70°C          Rétraction des artères et veines

100°C        Déshydratation cellulaire

250°C        Carbonisation

300°C        Vaporisation

 

L’utilisation du laser pour la prostate permet l'emploi d’un endoscope classique. La fibre est alors posée au contact de l’adénome afin soit de vaporiser les tissus, soit de sectionner et coaguler.

 

 

Il existe différentes procédures laser :

 

Vaporisation :

Réservée aux volumes petits à moyens. Il n’y a pas de prélèvement à analyser.

Plus efficace avec Laser KTP (Greenlight® [PVP]) mais possible avec Holmium ≥100W (HoLAP) ou Thulium (ThuLAP).

Possible aussi avec l’électricité mono et bipolaire.

 

Résection :

Méthode électrique classique, réservée aux volumes petits à moyens. Possibilité d’analyse des tissus récupérés.

RTUP monopolaire ou bipolaire classique. 

Possible avec Holmium (HoLRP), Thulium (ThuVaRP) et Greenlight® (PVP).

 

Enucléation :

Alternative à la chirurgie ouverte pour des volumes moyens à gros.

Idéale avec Holmium (HoLEP) et Thulium (ThuLEP).

Possible mais difficile avec Greenlight® dernières générations HPS et XPS (GreenLEP).

 

 

Résultats

 

Les résultats du laser montrent une efficacité identique à la résection électrique, avec moins de complications (qui étaient déjà peu fréquentes) que l’énergie électrique, moyennant des durées et des coûts d’interventions supérieurs. Le remboursement des actes par la sécurité sociale étant nettement plus bas que la moyenne européenne, la diffusion de la technique laser reste encore confidentielle en France.

 

En revanche, bien qu’ayant des résultats à moyen termes similaires à la résection électrique, la technique par laser donne un syndrome irritatif (impériosités) initial souvent plus important.